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LE DESIGN EN PERMACULTURE

Le concept de “design” est central dans la permaculture. Ce terme anglais est intraduisible directement en français et signifie à la fois une conception, une création et l’aménagement d’un système.

Le design est l’outil fondamental de la permaculture afin de planifier l’occupation terrestre humaine en fonction de l’environnement, de la culture, et du potentiel créatif des humains, c’est-à-dire en fonction de son éthique.

Le design cherche en particulier à reproduire le fonctionnement et les interactions complexes des écosystèmes naturels qui ont été observés, tout en satisfaisant aux besoins des être humains.

 

LES ÉLÉMENTS DU DESIGN

Le design identifie au sein d’un système les différents éléments qui le constitue (plantes, vent, soleil, eau, construction, relation de prédation, etc) et cherche à les relier de manière complexe, en s’inspirant de l’observation du fonctionnement des écosystèmes naturels.

Les éléments ainsi entremêlés, le design reproduit l’efficacité écosystèmique où, pour donner un exemple simple, les produits d’un premier élément subviennent aux besoins d’un second.

Chaque élément est attentivement analysé pour en connaître ses propriétés, ses besoins et ses produits, afin de l’insérer le plus efficacement possible au sein du design.

La synergie entre les éléments est obtenue en minimisant les déchets, le besoin en travail ou les besoins en énergie. Un design de permaculture exemplaire évolue au fil du temps, et peut devenir une mosaïque extrêmement complexe de sous-systèmes conventionnels et inventifs qui produisent une haute densité de produits (nourriture, matériaux, organisation sociale, infrastructures, information) et ceci pour un effort minimum.

 

LES ÉTAPES DU DESIGN : LA MÉTHODOLOGIE O’BREDIM

La permaculture applique l’éthique et les principes à travers une approche d’ingénierie nommée O’BREDIM, acronyme pour Observation, Bordures, Ressources, Évaluation, Design, Implémentation et Maintenance. C’est un outil de planification que la permaculture emprunte au génie civil afin de réaliser le design d’un site comme une maison d’habitation, une région ou une zone industrielle par exemples.

  • L’Observation vous permet tout d’abord de voir comment le site fonctionne a l’intérieur de lui-même, d’avoir une compréhension de ses interrelations initiales. Certains recommandent une observation du site sur une année avant toute intervention. Pendant cette période tous les facteurs, comme la topographie, la flore locale, les flux d’énergies, etc. peuvent être inclus dans le design. Une année permet d’observer le site au travers des quatre saisons, même s’il faut prendre en compte le fait qu’il peut y avoir de substantielles variations entre les années.
  • Les Bordures font référence aux limites géographiques et physiques du site.
  • Les Ressources incluent les personnes impliquées, les finances, ce que vous pouvez faire pousser ou produire dans le futur, ce que vous voulez voir et faire sur le site.
  • L’Évaluation de ces trois premières étapes vous permet maintenant de vous préparer pour les trois suivantes. C’est une phase ou l’on prend en considération toutes les choses a portée de main avec lesquelles on va travailler, existantes ou que l’on souhaite avoir, et ou l’on regarde en détails leurs besoins spécifiques, afin d’identifier ses propres besoins en termes d’information (besoin d’un personne ressource compétente dans un domaine).
  • Le Design est toujours un processus créatif et intense et l’on doit utiliser au maximum ses capacités à voir et à créer des relations synergiques entre tous les éléments listés dans la phase ressources.
  • L’Implémentation est littéralement la première pierre posée à l’édifice, quand on aménage soigneusement le site en fonction de la chronologie et de l’agenda décidé.
  • La Maintenance est nécessaire pour garder le site à son maximum de santé, en faisant des ajustements mineurs si nécessaire. Un bon design évitera le besoin de recourir à des ajustements majeurs.

L’UTILISATION DE MOTIFS ET DU ZONAGE

L’utilisation des motifs naturels et réutilisables est une clef pour les design en permaculture. Certain auteurs font écho à cette approche en architecture par exemple.

Dans l’application de motifs, les designers sont encouragés à développer :

  1. la conscience des motifs existant déjà dans la nature (et comment ils fonctionnent)
  2. l’application de ses motifs sur le site afin de satisfaire des besoins spécifiques au design.

Le concept de zonage en permaculture rencontre une racine prestigieuse chez l’économiste Allemand Von Thünen qui théorisa l’aménagement de l’espace en cercles concentriques où la mise en valeur (ou “le design” selon la terminologie en permaculture) est différenciée en fonction de sa distance avec le centre. Plus la zone est éloignée de ce centre, plus certaines productions ne seront pas viables économiquement.

Si ce centre pour Von Thünen est la ville, on retrouve souvent en permaculture la maison à cet emplacement. Il convient de noter qu’en permaculture, ce n’est pas tant la viabilité économique que la moindre utilisation de l’énergie qui conduit à une organisation de l’espace équivalente.

Ainsi, les zones en permaculture sont une manière d’organiser les éléments du design dans un environnement humain basé sur la fréquence de ses utilisations et des déplacements nécessaires pour y accéder.

Il est traditionnellement fait référence à 5 ou 6 zones, selon que l’on décrit la maison comme une zone en soi ou non. Les éléments du système fréquemment récoltés, manipulés ou visités sont situés près de la maison en zones 1 et 2, alors que les éléments moins fréquemment manipulés sont situés plus loin.

Les 6 zones sont:

  1. Zone 0: La maison elle même
  2. Zone 1: Le Jardin. Cette zone intensivement cultivée est importatrice de fertilité du sol des autres zones.
  3. Zone 2: Vergers et Basse cour.
  4. Zone 3: Pâturage et céréales. Cette production tend à être plus orienté vers la vente
  5. Zone 4: Pâtis et Bois. Cette zone est souvent laissée aux plantes endémiques.
  6. Zone 5: Espace sauvage. L’intervention humaine se limite à la récolte de plantes utiles spontanées.