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LA PERMACULTURE

Le terme permaculture désigne un ensemble de pratiques et de mode de pensée visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant…) et respectueux des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture et autres ressources utiles, tout en laissant à la nature “sauvage” le plus de place possible.

Elle utilise des notions d’écologie, de paysagisme, d’agriculture écologiques et de pédologie. La permaculture invite à mettre ces aspects théoriques en relation avec les observations réalisées sur le terrain.

La base de la permaculture n’est pas uniquement d’analyser les éléments constitutifs d’un système individuellement, mais aussi de prendre en compte leurs interactions, dans le but de produire une compréhension de l’écosystème dans l’optique d’une utilisation par l’homme.

L’AGRICULTURE NATURELLE ET SAUVAGE

L’agriculture naturelle est une pratique agricole élaborée par Masanobu Fukuoka. Elle prône l’idée que la nature doit rester libre de toute ingérence et intervention humaines.

L’agriculture naturelle est basée sur quatre principes fondamentaux:

1. Pas de labourage

2. Pas de fertilisants

3. Pas de sarclage

4. Pas de pesticides

Un cinquième principe est parfois rajouté. Mais ce n’est pas toujours le même : pas de taille. L’agriculture naturelle utilise un moyen original de semis. Il s’agit d’enfermer les graines dans des boulettes d’argile séchées (seed balls), parfois mélangées avec de la poudre de piment rouge. Les boulettes protègent les semences des oiseaux et des insectes jusqu’à la prochaine pluie.

Selon Masanobu Fukuoka, la nature, dans son infinie complexité, fournit tous les outils nécessaires à une production agricole riche sans que l’homme ne soit obligé de faire quoi que ce soit.

Ces observations et expériences sur des champs de riz et des vergers au sud du Japon ont montré qu’il parvenait à obtenir des rendements égaux ou supérieurs à ceux de l’agriculture moderne ou dite scientifique.

AGRICULTURE VÉGÉTALIENNE

Aussi appelé ” bio sans bétail ” (stockfree farming), bio-vegan, veganics ou bio végétal, l’agriculture végétalienne consiste en un système de culture évitant tous les produits chimiques artificiels (engrais de synthèse, pesticides, régulateurs de croissance, etc.), les organismes génétiquement modifiés, les fumiers animaux et les restes d’animaux issus des abattoirs (farine de sang, farine de plume, poudre d’os, etc.).

Afin de préserver la fertilité des sols, ces agriculteurs et jardiniers insistent sur les paillis végétaux, les engrais verts, les composts végétaux, la rotation des cultures, ainsi que toutes les autres méthode durable, écologiquement viables et ne reposant sur aucune exploitation animale.

L’agriculture végétalienne se retrouve autant dans les cultures céréalières que maraîchères. Généralement, elle s’inspire des principes de la permaculture où la biodiversité, le travail réduis du sol, l’utilisation de plantes vivaces et de plantes indigènes est favorisés. Ce désir d’accroître l’efficacité énergétique en minimisant l’impact environnemental se reflète également dans l’importance d’acheter, mais aussi de vendre les produits localement et de réduire l’utilisation de la machinerie.

Quant aux moyens de lutte contre les insectes et ravageurs, la prévention reste la pierre angulaire. La recherche d’un équilibre entre surface de culture et aires sauvages se fait par l’aménagement d’habitats favorables aux prédateurs naturels, comme les haies brise-vent ou les points d’eau. Les ravageurs étant vus comme des indicateurs, et non comme des ennemis à combattre. Ce système de culture axe explicitement sur la tolérance et considère a priori qu’une partie des récoltes revient à la nature. L’usage de répulsifs reste tout de même utilisé.

Le système végétalien n’est donc pas exempt d’animaux. Au contraire, en nourrissant le sol et en réduisant son travail, une faune très active vient enrichir et améliorer le sol, en particulier les vers de terre.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE

L’agriculture biologique est un système de production agricole spécifique qui exclue l’usage d’engrais et de pesticides de synthèse et d’organismes génétiquement modifiés.

Il s’agit d’un système qui gère de façon globale la production en favorisant le système mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques.

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d’agriculture, misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l’engrais vert, le compostage, la lutte biologique, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites. L’agriculture biologique peut être considéré comme une des approches de l’agriculture durable, la différence étant que l’épithète biologique implique une certification attribuée qui correspond à des normes légales. Les méthodes biologiques sont étudiées en agro-écologie.

AGRICULTURE BIO-DYNAMIQUE

L’agriculture bio-dynamique ou bio-dynamie est un système de production agricole dont les bases ont été données par l’anthroposophe Rudolf Steiner en 1924. Bien que basée sur les conceptions anthroposophiques de Steiner, elle a surtout été développée et expérimentée par les agriculteurs. Cette méthode empirico-ésotérique n’est pas scientifiquement fondée et ses performances seraient sensiblement les mêmes que celles de l’agriculture biologique. Ses promoteurs déclarent à ce sujet que ce ne sont pas les performances qui sont recherchées en priorité, mais la qualité.

Les domaines couverts par la bio-dynamie sont l’agriculture, la production de semences, l’élevage, l’apiculture, et l’entretien du paysage.

JARDINS AUTO-FERTILES

Les jardins autofertiles consistent en des aménagements visant la culture de fruits et légumes qui créent un écosystème diversifié où les processus naturels sont mis à contribution.

Le concept de jardins autofertiles a vu son apparition au Québec il y a environ 8 ans, alors que la française Émilia Hazelip venait enseigner sa méthode de jardins synergétiques. Le travail d’Émilia visa à adapter des méthodes de cultures, telle l’agriculture sauvage de Masanobu Fukuoka, à un climat tempéré. Néanmoins, la première source d’inspiration est la nature elle-même, à savoir, comment une écosystème non perturbé fonctionne-t-il.

Concrètement, plusieurs individus ont contribué, par leurs observations, expériences et recherches à développer la méthode des jardins autofertiles que nous connaissons actuellement. Les recherches scientifiques sur le fonctionnement du sol, des plantes et des écosystèmes apportent  constamment de nouvelles confirmations.

 

John Jeavon : l’importance d’un sol meuble, profond et non-compacté (utilisant toutefois le double bêchage), produire beaucoup sur une petite superficie, la haute densité des plants (créer un microclimat).

Hans Peter Rusch : les bases de la fécondité du sol, l’analogie entre le fonctionnement du sol et celui du corps humain, les deux zones principale d’un sol (la litière = zone décomposition ; la rhizosphère = zone d’assimilation), le cycle des substances vivantes, le compost de surface.

Robert Hart : l’agro-foresterie et les sept différentes couches de végétation (grands arbres, arbres nains, arbustes, plantes herbacées buissonnantes, plantes rampantes, plantes racines, plantes grimpantes)

Bill Mollison et David Holmgren : la permaculture

Masanobu Fukuoka : l’agriculture sauvage et les quatre principes de non-agir, soit aucune produit chimique, aucun traitement, aucun compost, aucun travail du sol.

Robert Kourik : l’aménagement d’un environnement diversité à la fois décorative et comestible.

Gilles Lemieux : Le bois raméal fragmenté comme moyen de redonner vie au sol et d’inverser le processus de dégradation des sols.

Ruth Stout : la faisabilité des mulchs permanents et leur impact sur l’efficacité, le temps et le labeur du travail au jardin.

Allan Schmitt : le fonctionnement du sol et le cycle de l’éthylène.